Page principale - S'identifier - Contact

Les Principes

           Notre action tient à respecter les impératifs culturels de la population. Si elle veut développer les habitants du point de vue social, économique etc, ce n’est pas pour imposer des systèmes occidentaux. Pour cela, l’action est entre les mains d’acteurs locaux, qui connaissent parfaitement le village et les habitants. Ils peuvent ainsi cibler les besoins primordiaux et définir les meilleures réponses qu’on peut y apporter. Ainsi, le projet d’une école n’a pas été défini préalablement, mais est né sur place d’une rencontre humaine et d’une demande spécifique en faveur de la scolarisation. Les acteurs locaux permettent de nuancer le projet sur ses aspects culturels de sorte à ce qu’il s’intègre parfaitement au mode de vie du village et à ce qu’il soit accepté par tous. Ils démarchent personnellement auprès des habitants du village pour être à leur écoute et faire face aux problèmes potentiels rencontrés.
         Notre rôle est de donner les lignes directrices du projet et de les aider à définir un projet qui soit viable. Nous assurons par ailleurs la recherche de fonds qui soutient le projet. Mais à terme, nous souhaitons développer un projet qui entretienne l’économie locale tout en produisant suffisamment de bénéfices pour financer le fonctionnement de l’école et autres projets potentiels. Ainsi l’ONG serait autosuffisante, ne dépendrait pas des dons provenant de l’Occident. Elle serait entièrement gérée par et pour la population locale. Notre but n’est pas d’aider les villageois, mais de leur donner les moyens (éducatifs, financiers, matériels) de s’aider eux-mêmes, et d’investir leur créativité pour leur propre développement, qui prendrait alors la forme qu’ils souhaitent sans imiter nécessairement les voies suivies par l’Occident.

Les Acteurs

       Les fondateurs de l’association en Inde :
Praveen Kumar, 26 ans, habitant du village Hariharpur, professeur depuis 10ans et formé à la pédagogie par l’UNICEF. Son rêve était d’ouvrir une école dans son propre village pour éduquer les enfants et leur offrir la même chance que celle qu’il a eue en ayant accès à l’éducation.
Adeline Galaup, française, 22 ans, volontaire dans les ONG de Bodhgaya depuis 2007, et engagée dans le secteur du développement depuis de nombreuses années.
Après avoir travaillé en collaboration durant plusieurs mois au sein d’une autre ONG indienne, nous avons décidé de nous réunir pour créer une nouvelle association amie qui poursuive l’action entreprise par cette première ONG en l’étendant aux populations rurales.
 
      Les acteurs en Inde :
L’école est tenue au jour le jour par nos 2 professeurs ; Jyoti Devi, 20 ans originaire du village voisin et Chhandan Kumar, 21 ans, originaire d’Hariharpur. Ils assurent l’éducation académique de nos élèves (hindi, histoire, mathématiques, anglais, arts), tout en leur apportant les notions élémentaires d’hygiène, de ponctualité, de régularité, et de respect les uns des autres.
Nous sommes soutenus en Inde par 2 jeunes professeurs issus du même village, Kapil Kumar, 26 ans et Deepak Kumar, 23 ans, qui nous apportent dynamisme et créativité dans la mise en œuvre des programmes éducatifs et le soutien de nos enseignants.
 
Occasionnellement, nous recevons l’aide de volontaires indiens ou occidentaux menant des activités de créativité ou d’enseignements divers.
 
Les acteurs en France :
L’association est tenue par un bureau de 3 membres volontaires, basée dans la région de Toulouse. Il s’agit de Sonia, Frédérique et Adeline Galaup, 28, 26 et 22 ans. Les 3 sœurs ont décidé de s’unir pour mener à bien ce projet et lui permettre une meilleure efficacité grâce à la liaison de l’association indienne à cette nouvelle association française.
 

Historique

         Le projet commence en octobre 2007 ; il s’agit de créer une association qui permettra le développement du village de Hariharpur. Suite à des discussions avec les villageois et leurs difficultés, la priorité semble être d’abord l’accès à l’éducation. Les enfants du village ayant très difficilement la possibilité d’être scolarisés, une école pour le village, offrant toutes les facilités gratuitement paraît être nécessaire, avant d’envisager un développement économique du village et des femmes en particulier. En partenariat avec les habitants du village nous trouvons deux petites pièces en location pour nos salles de classe. Notre projet assurera dans un premier temps l’éducation de 30 enfants pour des classes de maternelle et CP.
          Notre recherche de professeurs favorise des jeunes originaires du village même et des villages alentours, de sorte à valoriser l’éducation et le développement de la population rurale en leur permettant de réinvestir l’éducation qu’ils ont reçu. En réponse à notre offre d’emploi, nous recevons principalement des jeunes femmes désireuses de s’émanciper, sortir de leur maison et de s’investir avec les enfants. Aucune d’elles ne maîtrisant l’anglais, nous choisissons un jeune homme de 20 ans provenant du village, et une jeune femme de 19 ans (déjà mariée et avec un enfant de 2ans) du village voisin.
          La situation des femmes dans les villages ne leur permettant pas de sortir sans l’autorisation du mari et d’avoir un emploi, il s’agit pour nous d’un premier pas dans notre envie future d’agir sur le développement de l’autonomie des femmes. Nous sélectionnons les enfants sur la base de l’autonomie financière de la famille, du nombre de personnes à faire vivre et en prenant des enfants de toute caste, les plus hautes comme les plus basses, fait culturel particulièrement présent dans cette région.
 
          Le 13 janvier 2008 notre petite école est ouverte, à la grande joie de tous les habitants du village qui viennent assister à la cérémonie. Nous avons alors une rencontre avec les parents pour leur faire réaliser l’importance de la régularité et de la ponctualité, ce qui sera notre défi au jour le jour ; les parents décidant souvent d’emmener les enfants durant 1 semaine avec eux dans un autre village ou les prenant pour travailler aux champs durant la saison des cultures.
 
          Au bout d’1 mois nous sommes en mesure de leur donner un uniforme, ce qui est établi dans toutes les écoles indiennes, mais qui nous permet aussi d’appliquer les enseignements sur la propreté et l’hygiène que nous tentons de leur procurer.
         Apres 2 mois, nous avons la possibilité de prendre 8 nouveaux élèves. La demande des parents du village était très pressante et nous faisons face à des situations délicates : notamment de grandes filles de 10 à12 ans n’ayant jamais eu la possibilité d’aller à l’école ou encore des nouveaux orphelins menaçant de tomber dans le réseau de mendicité ou de prostitution à l’œuvre dans la région.
         A ce jour nous avons donc scolarisé 38 enfants du village de façon totalement gratuite et nous espérons pouvoir en scolariser d’autres.
 
        L’ONG indienne, créée en Octobre 2007 est connue sous le nom Gyanoday Charitable Trust et en cours d’officialisation auprès du gouvernement indien (les démarches sont très longues). Elle est jumelée à une association française régie par la loi de 1901 et parue au Journal Officiel de Février 2008 qui se charge en particulier de la recherche des fonds et de la liaison enfants parrains/marraines.